Longtemps j'ai cru que mon métier, c'était de concevoir des interfaces, des parcours ou des services. Puis deux choses se sont produites. Pas en même temps, mais avec assez de force pour me faire sortir de l'orbite de l'UX et du product design.
L'IA a rendu caduc le travail de conception d'interface ; au moment précis où, depuis plusieurs années déjà, je déplorais la perte de sens de la discipline. Ce que je pressentais était désormais acté, et le marché a fini par s'effondrer aussi vite. Relégué au rang d'exercice esthétique et fonctionnel, il devenait très compliqué de défendre ma place de designer. J'ai préféré prendre du recul, et regarder les choses sous un autre angle.
Pendant près de deux ans, j'ai investigué. J'ai cherché à comprendre comment faire du design autrement. Un design qui dirait comment faire ensemble - sans oublier ni rien ni personne. Ni ceux avec qui on construit, ni ceux pour qui l'on construit.
Pour ça, il me fallait changer de monde. Ce voyage m'a fait traverser beaucoup de sphères, rencontrer pas mal de monde ; et je me présente aujourd'hui à vous avec cette somme de nœuds que j'ai pris le temps de démêler.
J'aurais beaucoup à dire sur ces nouveaux espaces. Mais je réserverai la dernière phrase aux inquiets du design et souvent à raison. En effet le design a toujours été au service d'autre chose que lui-même, c'est le propre de son existence. Alors si on le mettait au service de la seule chose qui compte vraiment ? Ce qui relie les gens !
Si on laissait tout le reste nous nourrir, nous contraindre, pour créer des formes nouvelles, parfois belles, parfois moins, mais qui répondent aux échos d'un monde en mouvement, et non plus à une source qui ne se regarde qu'elle-même ?
Je travaille toujours sur des sujets qui me passionnent, et je mets les mains dans les communs plutôt que d'en parler :
Ce ne sont pas des lignes dans un CV. C'est là que j'éprouve, sur des structures vivantes, ce que je viens ensuite mettre au travail chez ceux qui m'appellent.
Avec les équipes métiers. Je suis là pour amplifier ce qui existe déjà, pas pour imposer une vision. J'écoute, j'observe, je cartographie ce qui se passe réellement avant de proposer quoi que ce soit. La facilitation fait partie de ma pratique autant que le design.
Avec les équipes techniques. Je parle le langage des développeurs sans être développeur. Je comprends les contraintes, j'anticipe les frictions, je cherche des solutions qui tiennent aussi bien du côté de l'expérience que du côté technique.
Avec l'IA. Elle est un partenaire de travail quotidien, pas un raccourci. Je l'utilise pour explorer des écosystèmes, structurer des raisonnements complexes, prototyper des interactions et construire des narratives. Concrètement, je travaille tous les jours avec Claude Code, Claude Design, Claude Cowork, Atomic et Perplexity - ce site en est sorti. Un amplificateur de structure, de sens et de stratégie.
C'est peut-être qu'une idée a piqué votre curiosité, qu'un détail a résonné. Ou simplement que vous avez envie de regarder les choses autrement.
Vous êtes au bon endroit : on peut prendre le temps d'explorer ça, ensemble.